Alicia Delambre

rédactrice web, conceptrice rédactrice

Chronique 3 : La spontanéité de l’enfant

« Regardez-moi, tout le monde ! Je suis le plus fort. »

En haut de son toboggan, ce jeune garçon s’en fiche pas mal de ce que je pense,

Il se pense le plus fort,

Parce qu’il l’est.

Certainement. D’une certaine vision : la sienne.

Personnellement, plus jamais, je n’entre dans un supermarché en criant « Regardez-moi, tous, j’ai une nouvelle robe, et elle me va à ravir ! »

Jamais.

Non, jamais.

J’ai passé une journée avec mon filleul. Il a 5 ans. Lui non plus, il ne connaît pas le filtre de l’adulte. Il ne parle que pour s’exclamer « Que c’est beau ! »  « C’est magnifique ! », ou encore « On s’est trop éclatés », et « c’était très très chouette ».

Oui, ce sont des paroles d’enfants.

Ce sont surtout des paroles. Des paroles d’une personne heureuse. Les mots d’une personne qui dit ce qu’elle pense, qui partage, qui s’exprime. Sans filtre.

Mais qui n’a jamais laissé échapper une expression si spontanée qu’il était lui-même surpris. On est d’abord gêné, mais elle fait toujours sourire. C’est une exclamation incontrôlable, si soudaine qu’elle ne peut qu’être vraie.

Des paroles vraies. Franches. Honnêtes.

Je les adore.

Et vous ?

À la fin de la journée, je me suis sentie bien.

Je n’ai pas trouvé tout de suite la raison.

Plus tard, j’ai compris. J’ai compris que ça m’a fait du bien de passer une journée avec une personne si dynamique, si joyeuse et pleine de vie.

Nous, adulte, on prône le sérieux. Je suis trop dure ? Pourtant, à partir de quel moment on a arrêté de s’exclamer ainsi.

Je ne sais pas.

Je me demande juste pourquoi on se cache dernière des phrases correctes ? Alors qu’une phrase, quelques mots, peut émettre du bonheur, communiquer de la joie. Pas seulement à l’entourage, mais à toutes les personnes que l’on rencontre.

Combien de fois, on peut dire qu’un enfant a un rire communicatif, que ça crée des liens.

Mais, il est naturel.

Il est si naturel, que l’on a envie de rire, de parler, de danser, même, avec lui. Qu’importe, alors, le regard des autres, c’est pour l’enfant qu’on le fait. Pas pour nous, nous sommes adultes.

Pourtant, c’était chouette, non ?

Alors pourquoi ne pas redevenir enfant ?

L’enfant que nous sommes n’est pas très loin. Il n’est même jamais parti. Il est toujours là, il ne demande qu’à s’exprimer.

Alors, accordez-lui de la place.

Une petite exclamation, un rire fou, un pas de danse dans un parc. Tout ce que vous voulez.

Soyez-vous !

Alicia

Bonjour ! Moi c'est Alicia, je suis rédactrice web et copywriter. Co-fondatrice d'un site de randonnée, Nous Randonnons, j'y partage mes récits et aventures à travers la France. Via instagram, j'anime également des réflexions sur la vie, sur nos envies et sur la sociétés.

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