Alicia Delambre

rédactrice web, conceptrice rédactrice

Chronique n°1 : Ma petite voix, l’intuition

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de ma petite voix.

Vous savez celle que nous n’écoutons pas, que nous ignorons parfois par peur, par sécurité, par confort, ou par pression sociale pour faire plaisir à l’entourage.

En général, ces choix pris ne sont pas les meilleurs. Nous nous oublions, nous oublions les raisons qui nous poussent à nous lever le matin, nos valeurs, nos convictions, nos croyances, même, parfois nos rêves

Tout ça pour dire.

Cette semaine, j’ai fait une erreur. Je n’ai pas écouté ma petite voix.

Pourtant, ça faisait deux mois que le problème était là. Je le sentais.

À force de le laisser trainer, le sujet était devenu tabou. Je ne voulais plus en parler, je fuyais le sujet comme la peste, je luttais pour ne pas y penser, pour ne plus en parler. Si une personne me questionnait, je répondais que je gérais. Et qu’ouais ça se passait bien.

Mais en fait non. Non, ça ne va pas. Et non, ça ne marche pas comme ça.

Et mince, j’ai mal lu la notice….

J’ai voulu rentrer dans une case. J’ai écouté mon entourage, voulu me raisonner, me dire que c’était évidemment ça, le bon choix. Que je devais faire comme tout le monde.

Mais je ne suis pas comme tout le monde. En fait.

Ce qu’il s’est passé. C’est que j’ai flippé. Dans mon entourage proche personne n’est familier avec l’entrepreneuriat, alors quand une jeune fille se lance ça fait jasé !

J’ai flippé, j’ai trouvé un job. Un job qui était au premier abord fait pour moi. Un aspect digital et marketing dans une start-up en croissance, et qui plus est dans le domaine du sport. Bingo ! Quoi demander de mieux ? Non mais franchement, c’était parfait.

Par soucis administratifs, mon dossier était en attente pendant un mois et demi. Pendant cette période, je checkais ma boite mail en espérant ne pas recevoir une bonne-mauvaise annonce de la part de l’entreprise. Dès que l’on m’annonçait une nouvelle date de démarrage – et il y en a eu trois – une boule au ventre jaillissait, j’étais angoissée, perdais l’appétit et dormais mal.

J’ai essayé de me motiver. En me disant qu’au moins, je pourrai économiser, avoir une vie un peu comme tout le monde avec un « vrai » rythme et des collègues.

Le jour J arriva. J’ai fait mon premier jour. On m’a vite mise dans l’ambiance : il y a du taf. Clairement, j’avais des trucs à faire et il fallait les faire. L’équipe jeune et l’esprit start-up n’étaient pas pour me déplaire. Mais moi, autonome, indépendante, créative, et on va pas se mentir qui a clairement du mal avec l’autorité, j’ai essayé de me glisser dans un poste où je devais suivre à la lettre les tâches et missions que l’on me dictait.

Dès les premiers jours, j’ai pris une claque. Je ne pouvais pas continuer. Je n’avais plus de temps pour mes projets, mes projets pour lesquels je me levais le matin. En fait, dernière l’un de mes dictions « Quand on veut, on peut » il y a des limites. Je faisais des choses qui n’étaient pas en connexion avec mes valeurs. Je ne comprenais pas ce que je faisais, ni pourquoi je devais les faire. Je n’avais pas de motivation, mais de l’angoisse, de l’appréhension, beaucoup de pression, je commençais la journée en pleurs et fatiguée par les insomnies.

Je ne comprenais pas ce que je faisais là. J’étais comme prise au piège.

Pourtant deux mois auparavant, je le sentais. J’avais déjà cette boule au ventre, cette appréhension intime que peut-être ce n’était pas pour moi.

« Oh tu verras bien »

« Au pire, un an ça passe vite »

« Je parie que tu vas t’éclater au bout d’une semaine, arrête »

« Et puis, tu serreras les dents pendant un an et puis voilà ».

Mais pas du tout en fait. Non, je ne suis pas comme ça.

Alors, je l’ai dit. J’ai arrêté. J’ai culpabilisé, et je culpabilise encore pour cette entreprise qui avait besoin d’aide qui aurait aimé recevoir quelqu’un de plus motivé.

J’ai aussi conscience que beaucoup de personnes auraient adorées être à ma place. Je le sais. Aujourd’hui, une nouvelle place se libère et j’espère qu’elle trouvera un.e étudiant.e à la hauteur qui saura apprécié.e sa chance, j’imagine que c’est une chance, et qu’elle apprendra beaucoup de choses.

Désolée, j’ai fait une erreur. Je ne me suis pas écoutée.

Je me dis que parfois, il faut être un peu égoïste pour affirmer ses choix et s’accepter.

Mon message est écoutez-vous. Accordez-vous le doute. Comme on dit, « quand il y a un doute, c’est qu’il n’y a pas de doute ». C’est une phrase que j’adore et qui m’aide, quand je le veux bien, dans mes prises de décision.

Nous avons le droit de nous tromper.

Je sais que la vie actuellement change, que la société nous demande de nous adapter. Que parfois il faut faire des sacrifices, qu’il faut « faire avec » mais s’il vous plait ne vous oubliez pas.

Alicia

Bonjour ! Moi c'est Alicia, je suis rédactrice web et copywriter. Co-fondatrice d'un site de randonnée, Nous Randonnons, j'y partage mes récits et aventures à travers la France. Via instagram, j'anime également des réflexions sur la vie, sur nos envies et sur la sociétés.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut de page